Stéphane, consultant web chez Perspectives Marketing

Le parcours

Stéphane, consultant web à RezéGéraldine : Bonjour Stéphane, merci de te prêter à l’exercice de l’interview.
Stéphane : Bonjour, aucun problème.

G. : Allez, on attaque directement ! Est-ce que tu peux te présenter, nous parler de ton parcours, bref, comment tu en es arrivé à travailler chez Perspectives Marketing ?
S. : C’est vaste comme question… Je m’appelle Stéphane, 35 ans. Je suis originaire du Nord de la France (un vrai Ch’ti !). Pour comprendre comment j’en suis arrivé là, il faut remonter un peu le temps (ça ne me rajeunit pas). Disons simplement que je suis diplômé en langues étrangères et en commerce international. Après avoir vécu une dizaine d’années à l’étranger, je suis rentré avec des envies de faire autre chose. J’ai donc d’abord créé une société de dépannage informatique, et suis tombé amoureux des langages du web. D’où la spécialisation actuelle vers les sites web…

G. : J’ai l’impression que c’est un résumé un peu bref (rires !). D’abord dans quels pays tu as été et combien de temps ? Qu’est-ce que tu y faisais ? On veut plus de détails !
S. : Ok, j’avoue c’était rapide. J’ai vécu 10 ans en Chine : depuis tout petit, c’est un pays que j’adore. Je pense que les films de Bruce Lee ne sont pas complètement étrangers à ça. Puis la découverte de la cuisine chinoise. Et l’opportunité de faire du chinois au lycée et de visiter Pékin en 1999 pendant une semaine. Je n’ai jamais trop su ce que je voulais faire comme études, juste continuer le chinois. L’opportunité de partir s’est présentée dès la deuxième année de fac : je suis parti un an. Les 3 premiers mois ont été difficiles, et après je n’ai plus voulu rentrer. J’ai donc essayé de provoquer les occasions d’y retourner et finalement c’est devenu 10 ans sur place.

G. : Tu ne nous as pas dit ce que tu faisais. Du coup, je vois moins le lien entre le web et la Chine : tu peux nous en dire plus ?
S. : Pas d’inquiétude à avoir, il n’y a aucun lien entre le web et la Chine. Mon métier ne s’y rapportait pas non plus : je travaillais pour l’Ambassade, dans la partie économique, qui s’appelait à l’époque la Mission Economique et qui s’est partiellement privatisée pour devenir Ubifrance. Je crois que ça s’appelle « Business France » maintenant. Encore une fois, en résumé, l’une des parties de mon boulot consistait à aider les entreprises françaises qui souhaitaient s’implanter ou exporter sur le territoire chinois. L’autre visait à accompagner les délégations d’élus français en Chine.

G. : Ton souvenir le plus marquant ?
S. : Il y en a eu quelques-uns, c’est difficile de choisir. Disons pour la partie « paysages », la Grande Muraille l’emporte haut la main. Pour le côté pro, je pense que la dernière visite d’Etat de Chirac est ce qui m’a le plus impressionné.

Le retour à la mère patrie

G. : Donc en 2011, tu reviens en France, à Nantes. Et tu montes une boîte d’informatique, alors que tu étais fonctionnaire ?
S. : Oui, c’est presque ça. Je reviens à Nantes parce que je connaissais un peu la région et que je l’appréciais. Il me fallait une activité au retour et si je continuais au sein d’Ubifrance à l’époque, on m’envoyait à Paris : jamais vraiment été emballé par cette perspective (marketing bien sûr !).

Du coup 6 mois avant mon retour, j’ai commencé à réfléchir à ce que j’aimais faire et à ce que je pouvais faire. C’est complètement différent. Donc papier crayon, on trace 2 colonnes et on liste. D’un coté : chinois, économie, analyse, négociation internationale, étude de marché, etc. De l’autre, informatique, arts martiaux, langue arabe, cuisine, etc. Après c’est du bon sens et un peu d’étude de marché : quelle est l’activité qui me permettrait d’en vivre ? Et quand on sait qu’en 2011 le taux de pénétration de l’informatique dans les foyers français est de presque 2 machines par personne, le choix était fait.

Stéphane, spécialiste du web à RezéG. : Et le web ?
S. : J’y arrive. Je savais qu’il fallait que le magasin propose des sites Internet. Je ne savais pas qui, de moi ou mon associé, allait les faire, sachant que je n’en avais jamais fait. Du coup, j’ai commencé à acheter des livres, notamment ceux de Mathieu Nebra (le Site du Zéro) pour apprendre les langages HTML, CSS, PHP, MySQL et Javascript. Et les premiers sites sont nés, entièrement codés main. J’ai testé pas mal de CMS (système de gestion de contenu) plus tard, dont WordPress : c’était la version 3.4 à l’époque. Au fur et à mesure de mes lectures sur les blogs et les livres, j’ai continué à acheter d’autres livres : sur le référencement par Olivier Andrieu (évidemment !), mais aussi sur la rédaction web par Isabelle Canivet, sur l’analyse d’audience par Ronan Chardonneau, sur WordPress avec Alexandra Martin et Daniel Roch. Finalement je me suis retrouvé avec une vingtaine de livres, beaucoup de magazines et plusieurs dizaines de blogs en favoris. J’ai essayé de mettre en application ce que j’apprenais, d’abord sur notre site, puis sur ceux des clients.

G. : Les clients ont suivi ? Je veux dire : ça me paraît compliqué de dire à un client pour un site Internet « je n’ai jamais fait de site… »
S. : Les premiers ont été des « cobayes » quelque part, dans le sens où, oui, il fallait tenter l’aventure. J’ai toujours été transparent au sujet de mon « inexpérience ». Avec le recul que j’ai aujourd’hui, je me rends qu’en contrepartie, ils ont bénéficié de supers tarifs (525 EUR HT pour le site le moins cher). La plupart sont encore clients aujourd’hui. Je leur ai aussi fait un cadeau un peu plus tard : j’ai basculé tous les sites codés main vers un WordPress, gratuitement. De leur côté, ça a notamment permis de rajouter des fonctionnalités aux sites. Pour moi, c’était surtout une économie monstre en temps passé pour la maintenance.

L’émancipation

G. : Et donc à un moment donné tu arrêtes l’informatique pour te consacrer uniquement à la création de sites Internet ?
S. : Oui, c’est ça. Au bout de 4 ans, les demandes étaient croissantes à la fois en dépannage informatique et en sites Internet. Je n’arrivais plus à gérer, parfois en arrivant au magasin le matin en me demandant si j’allais coder ou dépanner. J’ai été frustré de ne plus pouvoir me former comme au début, de ne plus avoir le temps de me replonger dans les livres, comme lorsque l’activité était plus « soft ». La formation, la veille sont essentiels (dans n’importe quel métier d’ailleurs) ; sur le web, ça va même plus vite je trouve. Sans ça, il y a un moment donné où ça ne marche plus. Du coup, j’ai quitté ma première société et ai commencé à réfléchir à une SARL dédiée au web : tu es au courant, tu étais là !

G. : C’est vrai. Qu’est-ce que gagne un client à travailler avec toi ? C’est quoi le truc qui fait qu’on signe un devis chez Perspectives Marketing ?
S. : Je ne sais pas trop. Un mélange de plein de choses. La transparence : sur ce que je peux faire et ne pas faire. Je pense être capable d’utiliser WordPress et PrestaShop correctement. Si j’ai une demande pour Joomla ou Drupal, je préfère décliner. C’est comme pour l’informatique : un spécialiste Windows ne va pas s’amuser à faire du Mac ou du Linux, surtout compte tenu des parts de marché de ces systèmes. Sur Internet, WordPress, c’est 25% du web mondial. Nos tarifs sont clairs et justifiés. J’essaie d’être le plus compréhensif possible avec les clients et de leur apporter des conseils pertinents. Ils savent aussi qu’il y a la « hotline » : dans le cadre d’un contrat de maintenance, j’interviens très rapidement pour régler le bug. Tu sais bien, on n’a pas pour habitude de livrer et de disparaître ensuite et ne plus assurer de suivi. L’idée est qu’ils soient satisfaits et le plus longtemps possible.

G. : Tu as pu te dégager du temps pour continuer à te former et à faire de la veille. D’ailleurs quelles sont tes dernières trouvailles ?
S. : Elle est toute récente : le déploiement des certificats SSL par OVH. Du Coup, j’en ai profité cet été pour rediriger les URLs des sites que j’administre vers le « https ». Côté lecture, la dernière édition de « Réussir son référencement web » d’Olivier Andrieu. Beaucoup de veille sur pas mal de sujets qui ne vont peut-être pas te parler : Google Analytics, la gestion des DNS, les CDN. J’ai aussi passé une certification délivrée par Google : les fondamentaux du marketing digital. Enfin, deux formations : l’une en rédaction web fin 2015 avec Alexandra Martin (alias Miss SEO Girl) et Ferréole, et l’autre, toujours en cours, sur le « piratage éthique » : pour l’instant j’essaie de pénétrer sur les sites que j’ai fait, pour voir jusqu’à quel point ils sont sécurisés. Une fois ma formation achevée, je serai un chevalier jedi (rires !). Je pourrai surtout proposer ce service supplémentaire.

G. : Tu essaies de placer des mots clefs pour répondre aux questions ?
S. : Non, pas vraiment. J’ai surtout essayé de répondre en toute honnêteté. C’est de l’oral : je ne peux pas mettre les mots comme création de site Internet ou référencement en gras… Je n’ai même pas parlé de SEO… Ni de Google Adwords… Tu vois, pas de mots clefs !

G. : Est-ce que tu as un dernier mot pour les personnnes qui nous lisent et qui souhaiteraient recevoir un conseil sympa pour leurs sites ?
S. : Oui, et c’est relativement important. Ne pas négliger les aspects de maintenance et de sécurité. Un site est quelque chose de vivant. Aujourd’hui, on parle de sites Internet dynamiques, en opposition aux sites statiques. Donc oui, il vaut mieux prévoir un budget maintenance, facturé à l’année ou sous forme d’abonnement. Même si c’est parfois compliqué à expliquer au client, ce serait un tort de croire qu’une fois le site posé, c’est terminé. C’est comme acheter une voiture et se dire qu’il n’y a pas besoin de la déposer au garage l’année suivante. Si cette voiture existe, je veux la même !

Conclusion : le portrait chinois

Stéphane, en voyage sur la Grande Muraille en ChineG. : Vu ton parcours, on peut s’amuser un peu. Ca te dit un portrait chinois ?
S. : Ok, on y va, ça risque d’être intéressant…

G. : Si tu étais un animal…
S. : Un panda bien sûr ! La vie rêvée ! Ils jouent, mangent et dorment, et en plus on s’occupe d’eux. Rien à voir avec Google Panda…

G. : Si tu étais une série télé…
S. : J’hésite. J’ai droit à deux ? J’adore la série the Good Wife, avec Julianna Margulies. Ça se passe à Chicago et raconte l’histoire des firmes d’avocats, sur fond de campagnes électorales. C’est moins sombre que House of Cards et ça me va bien. L’autre série, celle qui a bercé une partie de mon adolescence, c’est Urgences ! Ça se passe aussi à Chicago et Julianna Margulies est également dedans : l’infirmière qu’on a tous rêvé d’avoir au lycée, Carol Hathaway.

G. : Ok, on l’accepte. Si tu étais une couleur…
S. : C’est très commun, mais bon, le bleu c’est ma couleur préférée. A ton avis qui a insisté pour avoir du bleu sur ce site ? (rires !)

G. : Si tu étais un jeu…
S. : Un jeu vidéo ou un jeu ?

G. : Geek ! On va dire un jeu et un jeu vidéo !
S. : Alors le jeu d’échecs pour le jeu. Pour le jeu vidéo, ça fait quand même quelques années que je joue : il y en a une paire que j’aime bien. Allez, un petit medley, avec des jeux vintage et d’autres plus récents : Streets of Rage sur Megadrive, Street Fighter 2, Command & Conquer, Unreal Tournament 3, Left 4 Dead 2 (pour ceux qui aiment tuer des zombies), Splinter Cell Chaos Theory, Prototype (le seul jeu dans lequel je me suis vraiment senti invincible), la série des Batman Arkham Asylum, Arkham Origin et Arkham Knight. En ce moment, je joue beaucoup à HearthStone, qui me rappelle mes jeunes années avec Magic the Gathering (jeu de cartes au format papier).

G. : Tu fais partie de la Team Rocket : tu ne joues pas à Pokemon Go ?
S. : J’ai beaucoup aimé le concept, mais je n’ai pas osé franchir le pas. Mais j’ai joué à Ingress avant. Il y a juste un problème avec ce type de jeu : à un moment donné, tu marches beaucoup dans les rues de ta ville. Et ça affecte sensiblement le temps que tu peux consacrer à une activité professionnelle…

G. : C’est la version polie pour dire que tu bosses moins ? Personnellement, je préfère te voir bosser. Encore quelques-uns : si tu étais un film ?
S. : C’est quoi ce portrait chinois ? C’est dur de trancher, il y en a tellement… Euh, Matrix, que j’ai adoré, et pareil, un autre qui a bercé mon enfance : Jack Burton dans les griffes du Mandarin. Les sagas du Seigneur des Anneaux et Star Wars évidemment. Tiens, un peu de placement de produit, avec Yooda Insight.

G. : … Je ne comprends pas.
S. : C’est une association d’idées : Star Wars => Yoda => Yooda Insight, un outil que j’utilise pour les sites. Pas grave, question suivante.

G. : Ok. Si tu étais un livre…
S. : Le Comte de Monte Cristo.

G. : Les deux derniers. Si tu étais un chanteur…
S. : Il y en beaucoup dont j’aime vraiment les voix… Pour une fois je ne t’en donne qu’un, et c’est mon préféré toutes catégories confondues : James Hetfield, du groupe Metallica. Ils viennent de sortir un album, il est complètement différent de ce qu’ils ont fait avant : puissant et mélodique à la fois, c’est génial !

Perspectives Marketing version Metallica

G. : Le dernier : si tu étais un métier ?
S. : développeur web, ça marche ?

G. : Oui, ça marche. Merci de ta disponibilité.
S. : Merci à toi.


Pour nous connaître encore mieux : lire l’interview de Géraldine

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