WebCamp Day 2016 à Angers – La technique sur le web

Pour la première sortie officielle de Perspectives Marketing, nous avons retenu le WebCamp Day, événement de webmarketing et SEO, qui se déroulait à Angers. Au programme, 3 cycles de conférence : le cycle stratégie, le cycle opérationnel et le cycle référencement. Je ne vous cache pas que j’ai privilégié ce dernier, et vous propose sans plus attendre ce que j’ai retenu des conférences.

Conférence 1 – Comment gagner en visibilité sans ranker plus ?

Maxime Morvan, fan de consoude et doyen du SEOLa conférence était dispensée par Maxime Morvan, fan de consoude et doyen du SEO en France. Ce breton se définit lui-même comme paysan retraité et SEO (référenceur). J’ai particulièrement apprécié son côté naturel (comme le référencement) franc-parler, et son côté pragmatique, très efficace dans une politique de référencement naturel.

Augmenter le taux de clic pour gagner des places dans les résultats de recherche (SERP)

De ce que j’ai retenu, Maxime Morvan vise à augmenter le nombre de visites et le taux de clic (CTR, click-through rate) sur les sites qu’il gère. Un SEO « classique » ira plutôt chercher du jus de lien et du lien entrant (backlink).

En effet, il lui semble naturel qu’un taux de clic élevé sur un site lui permettrait de gagner des places dans les résultats de recherche (SERP, search engine results page). Si on considère que les internautes cliquent plus sur un site, il y a de fortes chances que celui-ci propose du contenu de qualité et pertinent, d’où un meilleur classement.

Les outils : Google Search Console, Yooda Insight et Microsoft Excel

Pour augmenter le nombre de visites et le taux de clics, Maxime utilise 3 outils, à savoir Google Search Console (anciennement Google Webmaster Tools), Yooda Insight et Microsoft Excel. Excel sert ici de réceptacle à l’importation des tableaux comparatifs de taux de clics et d’impressions par mots clefs, dont les données sont fournies par Search Console et Yooda Insight.

Maxime Morvan veut aller plus loin que la règle des « trois tiers », expliquée par Laurent Bourrelly dans l’article Être moins dépendant de Google : pour ce faire, il préconise de multiplier les sources de visites sur son site, si possible à parts égales :

  • moteurs de recherche (recherche organique),
  • sites référents (faisant un lien vers le vôtre),
  • accès directs au site.
  • publicité (SEA, Google Adwords),
  • réseaux sociaux,
  • publicités sur Facebook et Twitter.
  • campagnes de mailing,
  • prospection téléphonique,
  • publicité traditionnelle (flyers, etc.).

Ce qui équivaut finalement à intégrer son site web au sein d’une stratégie de communication globale.

Conférence 2 – Fight Club entre SEO et SEA

Nicolas Robineau (expert en SEO) et Florian Marlin (adepte du SEA) se sont affrontés pendant un combat opposant les deux techniques :

  • SEO (Search Engine Optimization) ou référencement naturel,
  • SEA (Search Engine Advertising), souvent appelé référencement payant du fait du coût des campagnes AdWords,

J’en profite pour décrypter vite fait deux autres acronymes :

  • SMO (Social Media Optimization) : le fait de développer la visibilité d’un site Internet sur les réseaux sociaux,
  • SEM (Search Engine Marketing) : les techniques marketing utilisées sur un moteur de recherche pour renforcer la visibilité d’un site.

Si on résume, on obtient l’équation suivante : SEM = SEO + SEA + SMO

Ce que j’ai retenu de l’affrontement SEO / SEA

  • une campagne Google AdWords (ou Bing Ads) se met en place en quelques minutes,
  • à l’inverse, il faut attendre plusieurs mois en référencement naturel (SEO) avant d’observer une amélioration sur un site,
  • le référencement naturel connaîtra des effets durables dans le temps, tandis que les annonces publiées avec Google AdWords ou Bing Ads disparaissent dès que l’on arrête de payer,
  • conséquence directe, le SEA peut coûter cher, voire très cher, si la cible est très concurrentielle et les mots clefs très prisés,
  • une multitude d’outils existent pour le SEO : Yooda Insight, Google Search Console, Google Analytics, SEMRush, Ahrefs, Kill Duplicate, Majestic SEO, Xenu, Screaming Frog SEO Spider, etc.),
  • contre un outil regroupant toutes les fonctionnalités pour le SEA : Google AdWords chez Google ou Bing Ads chez Microsoft,
  • le SEO présente un visage communautaire fort ; la communauté SEO se divise en fonction des techniques utilisées : les « White Hat » (les Jedi), les « Black Hat » (les Sith) et les « Grey Hat » (les Jedis déchus),
  • SEO et SEA ne sont pas incompatibles, bien au contraire, ils constituent deux solutions complémentaires.

Conférence 3 – Qwant VS Google

Sylvain Peyronnet, chef du service scientifique chez QwantCette conférence était présentée par Sylvain Peyronnet, des « Frères Peyronnet » (Sylvain et Guillaume) qui proposent notamment des formations en référencement web. Sylvain Peyronnet est également chef du service scientifique chez Qwant, c’est-à-dire qu’il s’occupe notamment de l’algorithme du moteur de recherche.

Qwant, moteur de recherche françaisQwant est un moteur de recherche français. Sa particularité réside dans la confidentialité et la protection des données de l’utilisateur. En termes d’échelle, Qwant n’a que peu de choses à voir avec Google : le moteur français répond à quelque 80 millions de requêtes par mois, tandis qu’il s’agit de 10 milliards de requêtes mensuelles pour le géant américain.

Autre statistique intéressante : en France, 94% des recherches sont effectuées sur Google et moins de 2% sur Qwant. Le moteur français souhaiterait atteindre entre 5% et 8% à horizon 2018-2019.

Qwant possède également une version « Junior » de son moteur, destinée aux enfants, sur laquelle le filtre « SafeSearch » est activé par défaut. Aucun risque à ce que vos enfants tombent sur de la pornographie ou d’autres sites dont le contenu n’est pas adapté aux plus jeunes d’entre nous.

Conférence 4 – Comment travailler avec les influenceurs ?

Cette conférence, donnée par la société Reech (qui met en relation les marques et les influenceurs), a présenté les avantages de travailler avec un influenceur.

Qu’est qu’un influenceur ?

Cyprien Iov, premier youtubeur françaisUn influenceur est une personne qui, par son talent, son activité ou l’intérêt qu’il suscite, possède une communauté de suiveurs (« followers »). L’influenceur peut animer sa communauté sur différents réseaux sociaux, tels que Facebook, Youtube, Instagram, Tweeter (ou tous ceux là à la fois). Du fait de leur communauté, les influenceurs possèdent une audience importante. Vous en connaissez tous, le plus connu étant très probablement Cyprien, premier « youtubeur » français.

Selon Reech, les influenceurs « stars » possèdent des communautés supérieures à 600 000 followers (presque 10 millions pour Cyprien à l’heure où j’écris ces lignes).

Pourquoi travailler avec un influenceur ?

Sachant que nous passons en moyenne 1h30 par jour sur les réseaux sociaux et qu’1 achat sur 3 est réalisé après une recherche d’informations sur un blog/site ou un autre support, il est intéressant de travailler avec un influenceur pour ces raisons :

  • 1 € investi en influence marketing = 9,6 € en retour sur investissement (ROI),
  • améliorer votre image de marque,
  • amplifier l’impact de la sortie d’un produit ou d’un service,
  • augmenter votre notoriété ou développer votre communauté,
  • générer du trafic sur votre site et optimiser votre référencement.

Quel est l’intérêt d’un influenceur de travailler avec vous ?

Reech indique que les 3 premières motivations des influenceurs sont les suivantes :

  • à 82%, présenter votre produit / service constitue un moyen d’augmenter leur rémunération,
  • à 60%, renforcer leur image ; si votre marque est très liée à l’écologie ou tout autre cause « noble », un influenceur est susceptible de travailler avec vous,
  • à 38%, ils souhaitent être intégrés dans le processus de création de votre nouveau produit.

Ce texte est aussi long que cette journée aura été dense, et je vous remercie de m’avoir lu jusqu’au bout. N’hésitez pas à laisser un commentaire, a fortiori si vous étiez présent ce jour : on essaiera de se voir à la prochaine édition !

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